En balaaaade…
Alors pour les fainéants, la vidéo c’est ici :
Cliquez sur le « HD is OFF » pour voir en HD directement sur vimeo
Hum. Qui ne se souvient pas de ces quelques vers, ô combien poétiques ? Personne ? Menteurs ! N’ayez pas honte…. vous le fredonnez déjà…
Alors bon. N’importe quoi.
Partir donc. En balade, pour tester… le bonhomme et le matériel. Revenir. Faire le constat d’échec.
Ceci dit, faire le constat d’échec c’est aussi permettre d’en tirer parti pour réussir.
La sortie
55 km. 3000 m D+ (c’est pour le moment une estimation)
La sortie s’est donc composée d’une première partie en rando-course : un aller + un retour.
RANDO COURSE : c’est un mode dit « pépère » où les montées sont faites pour ne pas vous tuer, donc surtout sans courir, même quand on le sent bien – surtout au début -. Les descentes ne doivent pas flinguer les cuisses, donc on ne se défoule pas, le plat ne doit pas puiser dans les ressources, donc on trottine. Le prix à payer sur la vitesse moyenne est lourd : une sortie comme ça passe (pour moi) d’une moyenne de 7 ou 8 km/h à 5 ou 6 km/h.
L’avantage étant que cela permet de faire une sortie longue (en distance et surtout en durée) sans se faire mal, notamment aux articulations. La récup en sera facilitée aussi. Cela permet de se faire au rythme qui sera celui des courses très longues, comme la CCC. Soyons réalistes : une course comme la CCC et encore plus les plus longues (type UTMB), c’est de la rando disons…. très rapide, mais pas de la course à pied au sens « traditionnel » du terme.
Etant en retard sur l’horaire j’ai pris la décision (sage) de supprimer certaines portions pour faire un retour au plus rapide : pas de montées/descentes inutiles, retour dans une vallée proche du départ permettant à mon père de me récupérer.
Le retard est dû à trois choses : départ plus tardif que prévu (ce qui m’a permit de dormir 3h30 au lieu de 3h…) et pas mal d’arrêts / décalages pour des raisons de trompationnage de route, et en tout dernier le mode rando-course qui fait quand même sacrément mal à la vitesse moyenne.
C’est vraiment un très joli parcours, avec une portion en montée très nulle : pas de chemin. donc montée dans les buissons épineux et plein de tiques. J’ai passé un long moment une fois en haut de la montée à les enlever de ma toison jambiale où ils se débattaient…
J’ai quand même vu un très joli cul d’bestiole (un cerf ou une biche… un truc comme ça), assez gros et sans cornes… franchement je sais pas ce que c’était. Mais il montait vachement plus vite que moi. Malgré tout ça reste une agréable surprise comme seuls les lève-tôt peuvent en profiter avec le soleil levant en plein face… un pur moment de bonheur.
Sinon une portion connue : toujours aussi envahie de buissons… là encore galère et pas amusant du tout. Il faut définitivement que je vérifie AVANT mes sorties le fait que mes sentiers sont bien des sentiers.
Alors avant cette montée y’a une descente, très amusante : elle débouche sur une source toute « équipée ». Là, je vous laisserai voir les photos et la vidéo…
D’ailleurs pour le reste du parcours je vous laisserai voir la vidéo, je pense que ça sera plus sympa
Coté bonhomme
Là alors je suis pas content : mauvaise estimation du temps de parcours. Bon déjà un mauvais point.
Mais surtout (et ça ne prendra pas long à écrire), les chaussures ne vont pas : trop étroites.
Ce s’est traduit le soir même par une zone rouge enflée, située sur l’os interne supérieur à la voute plantaire. Le lendemain c’était rouge foncé et vraiment enflé. Du mal à marcher normalement…
Bref, ça ne le fait pas du tout. Impossible d’envisager du long, voire du très long dans ces conditions.
Je vois trois raisons possibles :
- soit trop petites en taille, ce que je soupçonnais depuis la sortie au trail des passes-montagne, au niveau des orteils.
- soit naturellement trop étroites.
- soit les deux.
Donc y’a pas 60 000 solutions. Il faut changer de chaussures, quoiqu’il m’en coute (psychologiquement et financièrement).
Le problème étant de savoir quoi prendre, quoi faire…
Soit je prend la même chaussure, en plus grand auquel cas je risque de me revautrer si elles sont naturellement trop étroites.
Soit je change de modèle auquel cas je prend le risque de me replanter totalement, surtout qu’a part ça, ces chaussures me conviennent très bien dans leur comportement : accroche, stabilité, sécurité
Franchement je ne sais pas trop quoi faire pour le coup. Aller tester des Hoka, juste pour le fun ? Les mêmes ? d’autres ?
Bref, c’est emmerdant…..
N’hésitez pas si vous avez des questions sur cette sortie, j’en ai dit beaucoup, mais peut-être pas ce qui vous aurait intéressé…









Pour les chaussures, je ne vois qu’une solution (économique, de plus):
http://www.wanarun.net/blog/comment-jai-jete-mes-semelles-aux-orties-6434.html
J’y ai songé…
Mais je reste réaliste : je suis trop lourd pour moi-même. Et je crois que l’homme n’est pas fait pour faire ce qu’on lui fait subir dans les courses longues.
Par sa nature, sa physionomie taillée au fil des millénaires, l’homme est un chasseur-découvreur : il doit courir 10 km après une bête pour la chasser et marcher des centaines pour découvrir le monde, pas courir 200 bornes à travers les montagnes en se forçant à respecter un timing…
Partant de ce constat, je crois qu’il faut l’aider quand on veut s’amuser contre sa nature