Course normalement en 3 étapes, je ne me suis inscrit qu’a la 2eme, la plus courte, mais aussi la plus étrange des 3 : elle se fait en partie de nuit, car départ à 20h.
Et puis, j’ai le marathon du mont blanc 1 semaine après et la montagn’hard 56 encore une semaine plus tard. Donc mollo. Mon pote Badgone insiste pour que je vienne, il est décidé à me mettre une fessée chronométrique.
Et bien donc allons-y !
Me voilà en voiture assez tôt le matin, pour être à l’arrivée de Tine. Bon, des bouchons, des travaux, et tout ça auront raison de mon horaire : j’arriverais près d’une heure après l’arrivée de Tine.
En attendant le départ de l’étape 2, je fais le planton avec Badgone pour encourager ceux qui arrivent encore, notamment les Kikourous…
En voici d’ailleurs deux que j’ai suivi avec la caméra :
Cliquez cliquez pour avoir la vidéo en HD
(en attendant un abonnement payant me permettant d’avoir l’affichage des vidéos en HD directement dans l’blog)
Ensuite, chacun part de son coté se reposer en attendant le soir. Chacun fourbi ses armes. La bagarre sera rude, Badgone m’a littéralement chauffé à blanc avec toutes ces provocations sur le forum. Je suis bien décidé à le lui faire payer chèrement !
Bon en attendant, entre repos et flâneries dans le centre de Thônes, je m’arrête boire un café et avaler une gauffre fabuleuse au Bistro. (je vous le recommande).
Durant mes errances Thônesques, j’ai repensé à mes errances Thônesques d’il y a 15 ans… Je suis donc retourné au CFMM, là où j’ai eu mon BEP Agricole (option cultures fourragères et élevage laitier – ça ne s’invente pas). Et où j’ai passé de bonnes années (quoique mon départ fut houleux, mais bon). En tout cas à l’époque on faisait déjà du trail, mais ça ne se nommait même pas. On allait faire de la rando, et on était rapides, c’est tout.
Souvenirs….. Ha ces balcons…. j’en ai passé des nuits à dormir là pour m’entrainer à supporter le froid, la nuit. On était quand même pas bien nets…. mais bon
Un petit tour du coté du départ, où les choses se mettent en place….
J’ai bcp de mal à trouver le calme en moi-même, tout excité comme une puce que je suis à l’idée de faire ces 16 bornes. C’est court, c’est rapide, on peut (presque) lâcher 100% des chevals dès le départ… c’est assez grisant.
Hop ticheurte de l’épreuve récupéré. Taille S, ce sera pour un gosse.
Une fois Badgone retrouvé, je réalise qu’il me reste 25 minutes avant le départ… je ne suis pas prêt ! Je file à la voiture pour me préparer, sans rien oublier… même pas la caméra installée sur mon bâton, prête à servir pour éterniser tout ça !
Le départ…. chacun se protège de la pluie où il peut, 15 minutes avant de partir…. (capture d’écran de vidéo)
Un dernier foirage vidéo et on décolle !!!
Et là…. c’est le drame cinématographique.
La caméra ne démarre pas. Je me retrouve avec un poids mort au bout du bâton (la caméra) et un boulet sur les deux bâtons (moi).
Il faudra donc faire la course avec la caméra mais elle ne voudra jamais s’allumer.
Je m’apercevrai à la maison que j’avais vidé la batterie en la laissant allumée tout l’après-midi…..
Départ donc, il est 20h !!!!
On est en fond de peloton, environ 200 personnes. A la cool, avec Badgone et les autres…. Les autres qui d’ailleurs ont déjà l’étape 1 dans les pieds et se disent qu’il y a l’étape 3 demain (!!!)
Photo Badgone
Bref, on fait 1.7 km comme ça, tout cool. Puis arrive la 1ere montée. Je craque, j’ai trop envie de faire ma course.
Je pars… du coup, étant au fond, ça marche cool…. et moi j’trottine… et j’double…. et c’est grisant…. J’laisse donc Badgone et les autres en plan… Pas très sympa, mais je ne résiste pas à l’appel du « défonce-toi mon pépère ».
Photo Badgone
Je ne détaillerai pas le parcours, le profil est là :
J’enchaine assez bien les montées, les descentes, sans me stresser, mais sans rien lâcher… tout au train, comme Patrick y m’a dit !!!
On a droit à un passage sympa avec corde fixe, même que.
Je bois peu, trop peu… et j’ai les mollets qui tirent dès la 3eme montée, au km 9,5… zut.
Une satisfaction cependant, car même à mon faible niveau, je reste un compétiteur (déformation escrimesque, je crois) : je double, sans jamais me faire doubler…
Obligé de sortir la frontale. Bon, la casquette est agréable pour lutter contre les gouttes de pluie (oui, il pleut toujours comme tarine qui pisse). Mais limite la lumière devant mes pieds. Pas grave, je fonce, je regarde loin devant et fait confiance à mes nouvelles moon boots de course à pieds !!!!
Au passage, un pur bonheur que ces pompes…. elles m’épargnent les cuisses dans les descentes, c’est pas du pipeau. Et facilitent la gestion technique de la descente, surtout de nuit, quand on ne voit rien.
Dans la dernière descente, une dame fort aimable me laisse passer. « Ha mais c’est elcap ! »
HEIN ???? J’AI DOUBLE MARTINE !!!????
Bon, on trouvera moult explications qui expliquent l’inexplicable. Mais le fait est là : je l’ai doublée !!!
Bon, ne vous emballez pas. à 300 mètres de l’arrivée je suis prit de crampes sur le haut des mollets d’une telle violence que je suis obligé de m’asseoir par terre pour m’étirer, ce que je fais avec beaucoup de mal.
Tine me double (voilà, le rêve prend fin). Non, elle s’arrête et m’aide à faire passer cette satanée douleur molleto-crampale.
Elle repart, mes crampes reviennent. Bon tant pis, il faut finir, je suis en train de me faire doubler par tout le monde, c’est trop bête…
Je file donc vers l’arrivée…. sur les talons !!!
Arrivée en 2 h 20 min et 28 secondes.
96eme sur 207.
C’est, pour moi, une belle performance. J’étais dans les derniers après 1.7 km de course et je remonte plus de la moitié du groupe. A part ces crampes, j’arrive assez frais.
Du coup je me remet et…. repart en arrière. Je m’étais promis de passer la ligne avec mon pote. Je le ferai.
Arrivée au pied de la descente du calvaire, je ne vais pas plus loin : ça descend vite e je vais emmerder tout le monde à remonter dans le mono trace (sentier où on ne passe qu’une personne à la fois, en largeur).
Mon Badgone arrive, et on repart ensemble….
Photo Badgone
Et on arrive…. ensemble !
Photo Badgone
Alors j’en viens aux remerciements :
- Nini, pour m’avoir laissé partir faire le zouave, dépenser des sous… encore. Merci.
- Badgone, pour être un si excellent compagnon de déconnade. Merci
- Patrick, pour être là pour me dire quoi faire. Merci.
- Les organisateurs et bénévoles, pour être là sous la pluie, le froid, la boue, la nuit (tout en même temps). Merci.
- Et en dernier, Hoka, pour avoir mis au point des chaussures spécialement pour moi….

















