Une petite course, une !
Bon, elle n’a de petit que la distance, par rapport aux autres…. Par contre, elle arrive au bon moment : bien placée dans mon calendrier, elle m’a permis de passer une super journée avec mes loulous en ski de fond.
Je commence par courir de la voiture, super bien placée pour repartir (quasiment au départ) depuis le matin, jusqu’a la mairie pour récupérer le dossard.
Surprise : une queue pas possible !!!
Bon, point de panique, on a jamais vu une course partir sans les coureurs. Mais je m’inquiète : je ne suis pas totalement prêt (vêtement, strapping à la cheville, etc.). Donc une fois le dossard retiré, je retourne sans attendre à la voiture où mon staff technique m’attend (en fait, ma femme).
Elle m’aide à fond dans la dernière ligne droite : passe-moi mes chaussettes, donne-moi la paire de ciseaux, où sont mes chaussures ? j’en passe…
Je mange une barre de figue, en me disant que ça me servirait pour la fin de course. Je le regretterai….
17h50 je me dirige au départ.
Bien entendu, ils attendent la fin des inscriptions. Donc le départ tarde à venir. Pour patienter, je fais comme d’hab : je papote avec mes voisins qui eux aussi patientent gentiment. On va pas râler pour si peu hein… et puis il fera nuit plus tôt dans la course, ce sera plus amusant
Je vérifie une dernière fois mes yaktrax, cassés. Ils devraient tenir, ça ne semble pas remettre en cause la tenue du système.
18h20 (environ)…
Tout d’un coup le départ est donné !!!! Je crois que tout le monde attendait un coup de feu ou un truc comme ça mais c’est « BONNE COURSE » qui a lancé le train, et comme personne ne s’y attendait il a fallu quelques interminables micro-secondes pour que ça parte.
Mais quand c’est parti, c’est parti.
Une vidéo vaut mieux qu’une explication mal faite (j’ai un bonnet orange, sur la gauche de l’image
)
Un départ qui part sur les chapeau de roues !
Pour mieux suivre la suite, voici le profil et le parcours :
La 1ère petite montée se passe bien, j’envoie pas mal…. malgré tout, j’ai tellement envoyé dans la descente de départ que je me retrouve avec les 1ers. Donc ceux qui sont juste derrière moi me doublent assez vite. Hum… je me suis trompé de sas on dirait
La 2ème montée, pourtant pas trop dure me flingue totalement. J’ai un point vers le coeur et l’estomac en vrac, avec un violent point de coté. Je met immédiatement ça sur le compte de cette foutue barre de figues. J’aurais dû m’en douter : ça passe sans pb pour des trails longs, où je pars excessivement doucement. Mais pas pour ec type de course où ça part fort dès le départ.
Du coup je me fait doubler par au moins 2000 personnes (pour mémoire il y a 465 arrivants). Je marche et j’ai trop trop mal au bide….
2ème descente, ça commence a aller mieux…. Mais je garde ce point de coté, devenu plus léger.
Arrive ensuite la grosse montée. Alors là je sais pas ce qui s’est passé mais ça va bien. Tellement bien que dès les 2 premiers kilomètres sont faits en courant, sans trop de peine. J’arrive même à dépasser du monde (les mêmes qui m’ont doublé dans la 2ème montée et la descente qui a suivi).
Du coup je me dis qu’étant donné qu’on arrive au 8ème kilomètre et que la course est courte, je ne dois rien lâcher. Donc je continue de courir. Avec certes les cuisses qui commencent de brûler, mais je me le répète inlassablement : ce trail est court, il ne faut rien lâcher.
Et ça marche : je double un paquet de monde ! Ils marche tous (ou presque, hein… soyons honnêtes
). Je suis en train de me refaire et ça me donne le moral.
Puis un plat montant permet d’arriver à la dernière descente. Ce plat, je le négocie assez mal : pour continuer d’envoyer il m’aurait fallu augmenter le rythme. J’en suis incapable. Mon entrainement me permet d’avoir de la cuisse pour les montées, mais je manque de vélocité… la vitesse c’est pas mon truc.
Je profite donc de la descente qui suit pour essayer me lâcher un peu, mais là encore je me fais doubler par certains qui arrivent comme des fusées.
Et puis bon. Dans cette descente je n’était pas très rassuré : mon faisceau un peu faiblard n’éclairait pas trop bien, pas assez loin, pas assez fort, pas assez large.
C’est décidé : il faut que je change de frontale !
Arrivé au pied de la dernière montée (correspondant au sprint de départ), je me fais doubler par une fusée que je ne pourrai pas reprendre. Je n’essaye d’ailleurs même pas : il va vraiment trop vite. Par contre je surveille mes arrières : je n’ai pas trop envie de perdre 20 places sur cette portions. Heureusement il n’y a à peu près personne… et je maintiens le rythme.
A 10 mètres à peine de l’arrivée je vois virginie et les enfants qui encouragent tout le monde, même moi ! Ils ne me voient qu’une fois passé devant eux. Virginie m’appelle : « c’est toi Florent ? », je répond par un grognement sommaire, étant incapable de faire sortir le moindre mot de ma bouche.
Et voilà, c’est l’arrivée !
Je suis complètement explosé, les poumons me brûlent et je ne tiens presque pas debout. Mon chrono, que je n’ai pas pensé à arrêter affiche 1h14 et des poussières. Incroyable ! moins de 1h15 ! Je suis vraiment content. C’était inespéré !
Je reprend tranquillement mon souffle en faisant la queue….
Et pour finir, le temps officiel : 1 h 13 min 14 s
206 ème / 465 arrivants !
Je suis très content de moi (pour une fois)












